en ce momentExposition Collective des artistes de Seizièm’Art · Espace ND des Artistes, 6 rue Corot Paris 16e

Voir une œuvre chez vous avant de l’acheter

La question qui revient le plus souvent, quand quelqu’un hésite devant une de mes toiles, n’est presque jamais « est-ce que je l’aime ». C’est : « est-ce qu’elle ira chez moi ? »

Et c’est une bonne question. Une peinture ne se regarde pas comme une photographie sur un écran. Elle occupe un mur, elle vit avec une lumière, un canapé, une hauteur de plafond, une couleur de peinture murale. Un format de 80 × 80 cm ne veut rien dire tant qu’on ne l’a pas vu au-dessus de son propre buffet.

C’est pour cette raison que j’ai construit, sur ce site, un outil qui n’existe presque nulle part ailleurs : vous pouvez poser mes toiles sur votre mur, à l’échelle réelle, à partir d’une simple photo prise avec votre téléphone.

Comment ça marche

Vous ouvrez une œuvre, vous touchez « La voir chez vous », et vous prenez une photo du mur qui vous intéresse — ou vous choisissez une photo déjà dans votre appareil.

Vient ensuite la seule étape qui demande un peu d’attention : donner l’échelle. Vous désignez deux points sur la photo dont vous connaissez la distance réelle — la largeur d’une fenêtre, la hauteur d’une porte, la longueur d’un canapé — et vous indiquez cette mesure en centimètres. À partir de là, tout est calculé : la toile s’affiche à sa taille véritable dans votre pièce. Un 40 × 40 aura l’air d’un 40 × 40, et un 100 × 100 remplira le mur comme il le fera réellement.

Vous pouvez alors la déplacer, en poser deux ou trois côte à côte, essayer un encadrement, comparer deux formats, et enregistrer votre mur pour y revenir plus tard ou le montrer à quelqu’un.

Votre photo ne quitte pas votre appareil

C’est important, et je préfère le dire tout de suite : la photo de votre intérieur reste sur votre appareil. Elle n’est envoyée sur aucun serveur, elle ne m’est pas transmise, elle n’est stockée nulle part ailleurs que dans votre propre navigateur. Le calcul se fait chez vous.

Vous photographiez votre salon, pas le mien. Il n’y a aucune raison que je le voie.

Ce que l’outil montre honnêtement — et ce qu’il ne montre pas

Un simulateur qui promet trop devient inutile, alors autant être précis.

Ce qu’il montre bien : la taille. C’est là que l’écart entre ce qu’on imagine et ce qui est réel est le plus grand, et c’est ce qui provoque le plus de déceptions à la livraison. Il montre bien aussi l’équilibre d’un accrochage à plusieurs toiles, et le rapport entre la toile et les meubles qui l’entourent.

Ce qu’il approxime : la couleur. Votre écran, la lumière de votre pièce le soir, la lumière de la photo prise le matin — trois éclairages différents. Une reproduction ne rendra jamais exactement la profondeur d’une couche d’acrylique, ni le relief de la matière.

Ce qu’il ne montre pas du tout : la présence. C’est le mot juste, et je ne peux pas la simuler. Une toile a une épaisseur, une texture, des traces de geste qu’on ne perçoit qu’en s’approchant. Beaucoup de mes tableaux se découvrent d’ailleurs différemment selon la distance : de loin apparaît une scène ; de près, le regard rencontre surtout les touches, les traces et les couleurs.

Le simulateur sert à éliminer les mauvaises réponses, pas à remplacer la rencontre avec le tableau.

Une hauteur d’accrochage, pour finir

Puisque vous êtes devant votre mur : la règle la plus simple est de placer le centre de l’œuvre à environ 150 cm du sol. C’est la hauteur moyenne du regard, celle qu’utilisent les musées. Au-dessus d’un meuble, gardez au moins 10 à 15 cm entre le haut du meuble et le bas de l’œuvre — sans cet intervalle, les deux se collent visuellement et le tableau semble posé sur le buffet plutôt qu’accroché au mur.

Pour les plafonds très hauts, on remonte un peu, mais moins qu’on ne le croit : un tableau trop haut n’est plus regardé, il est subi.

Essayez maintenant : choisissez une toile dans la galerie et touchez « La voir chez vous ». Il faut deux minutes, et vous saurez. Si vous hésitez entre deux formats, écrivez-moi — c’est exactement le genre de question à laquelle je réponds volontiers.

Accueil

Première visite ? Plus de deux cents œuvres, c’est beaucoup. Je vous invite à découvrir trois toiles aux personnalités distinctes : dites-moi celle qui vous attire le plus, et je vous proposerai d’autres œuvres dans le même esprit.

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